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Etoiles filantes, Bernard Chappard, New York
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Belkıs Balpınar a étudié les Beaux-Arts à l'Académie d'Istanbul, puis elle a été conservatrice de la section Tapis du Musée des Arts Turcs et Islamiques et directrice de la Fondation du Musée des Tapis et Kilims à Istanbul. Depuis 1986 sa carrière d'académicienne et d'artiste s'est tournée vers l'art des fibres modernes en tant que créatrice textile, ce qui lui a permis de faire la liaison entre ancien, nouveau et innovation.
Nous en découvrirons d'avantage sur elle avec l'interview qu'elle a eu la gentillesse de bien vouloir accorder à "mymerhaba".
Q: Pourquoi le Kilim ?
Balpinar: En tant que conservatrice de musée et experte en tapis et kilims, je désire utiliser la "structure du kilim" que je connais. Cependant les canevas peints ne rendent ni la chaleur des couleurs ni la texture d'un kilim. De plus quand les kilims sont suspendus directement à la pierre ou à une construction de maçonnerie, ils retiendront la chaleur et absorberont l'humidité.
Q: Quel matériel utilisez-vous ?
Balpinar: Je me sers du matériel traditionnel tel que la laine peignée à la main, laine filée main et teintures naturelles qui étaient utilisées dans les kilims anciens. J'utilise toujours des espaces de parties épaisses pour donner plus de profondeur à mon travail.
Q: Dans certaines de vos oeuvres il y a plusieurs plans spatiaux. Quelle est votre principale source d'inspiration ?
Balpinar: J'essaie de comprendre l'immensité de l'univers et notre être. Afin de trouver des réponses à mes questions, j'ai lu récemment des publications sur les physiques modernes. J'ai été fascinée par le "principe de l'incertitude" des mécaniques quantiques et les extra-dimensions de la théorie de la chaîne. Ainsi j'essaie de suggérer des extra-dimensions dans mon oeuvre.
Q: Comment débutez-vous le dessin de vos kilims ? Utilisez-vous pinceaux et papier traditionnels ou avez-vous commencé à utiliser les technologies avancées ?
Balpinar: Bien que je fasse encore mes croquis avec un crayon et du papier, pour certains changement que je veux effectuer, je copie mes dessins sur ordinateur et retravaille dessus. Je peux avoir un aperçu des dessins réalisés avant qu'ils ne soient tissés. De cette façon j'ai la possibilité de créer des dessins personnels faits sur mesure et les imprime ou je les envoie par e-mail à la personne qui désire me confirmer une commande. Par exemple pour l'inauguration d'un immeuble de la Banque Mondiale à Washington DC, j'ai travaillé de cette manière. Le conservateur artistique de la Banque Mondiale est venu à Istanbul et a choisi plusieurs de mes créations. Par la suite j'ai préparé des images digitales montrant les structures des kilims et les ai envoyées par e-mail pour le choix final et obtenu ainsi le dessin à tisser.
Q: Avez-vous fait d'autres pièces sur commande ?
Balpinar: J'ai fait quelques pièces sur commande et une série pour l'hôtel Marmara Manhattan de New York.
Q: Répétez-vous souvent vos créations ?
Balpinar: Non, deux de mes kilims d'art sont identiques et j'ai refait quelques-uns de mes modèles les plus populaires mais pour assumer à chaque pièce son originalité, je varie les couleurs et les proportions.
Q: Serait-il possible de connaître les noms des collectionneurs de vos oeuvres ?
Balpinar: Mauruccia Prada Milan, Director Larry Zanitsky Directeur de TV Film Los Angeles, Bernard Chappard Conservateur artistique New York, Ignazio Vok Padova collectionneur de kilims, Türk Ekonomi Bank Istanbul, World Bank Washington D.C.
Q: Avez-vous essayez de tisser un kilim ?
Balpinar: Je sais très bien tisser, quand je supervise mes tisserands ces connaissances me permettent de les aider à exécuter les dessins insolites. Mais je ne crois pas que j'aurais la patience de tisser un kilim moi-même.
Q: Votre oeuvre est décrite dans les publications comme " kilims modernes", "kilims muraux", "peintures tissées" et kilims d'art contemporains. Quelle définition trouvez-vous exacte ?
Balpinar: Je ne veux pas être prétentieuse mais "kilim d'art contemporain" parait être le mot juste. Je veux insister sur le fait que je ne pense pas que les kilims traditionnels ne sont pas considérés comme des oeuvres d'art. Avec le mot kilim je veux montrer la tapisserie comme la partie structurante du tissage.
Q: Pouvons-nous connaître vos projets ?
Balpinar: Je prépare des expositions pour Rio de Janeiro, Sao Paolo et Tokyo. Je désirerais organiser une exposition sur les superbes couleurs des rochers de la Cappadoce.
Belkis Balpinar à participé à plusieurs expositions collectives et personnelles dans le monde entier. New York, Princeton, New Jersey, Washington D.C., Stockholm, Caracas, Milan, Istanbul et récemment Ankara où elle a présenté des oeuvres rétrospectives qu'elle a complétées entre 1989 et 2000.
Des articles à propos de ses oeuvres ont été publiées dans de nombreux magazines et journaux tels que Connoisseur, Elle Decor, Interior Design, Designer West, Washington Post-Home Section, Los Angeles Times, Sotheby's Guide The Oriental Carpets, Beautiful Home, Skylife, Cornucopia, The New York Times, Cartier Art et différentes publications turques.
Les personnes intéressées peuvent voir ses oeuvres sur son site Internet
www.belkisbalpinar.com
et la contacter à belkis@superonline.com
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